Ciné débat mercredi 30 octobre Excideuil : Au nom de la Terre

Mardi 22 octobre 2019

La Dordogne compte 8000 agriculteur.rice.s dont 3000 éleveur.se.s. L’élevage industriel a 40 ans en France. La France est le premier acheteur de pesticides en Europe et le deuxième au monde. En 30 ans, 75% des insectes volants ont disparu en Europe !

L’association Auvézère Avenir en partenariat avec Ciné Passion vous proposent un ciné débat ayant pour thème : L’agriculture paysanne : l’agriculture de demain ? Le film réalisé par Edouard Bergeon avec Guillaume Canet, Au nom de la Terre sera diffusé le mercredi 30 octobre à 20H30 au château d’Excideuil.

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au nom de la terre

A l’heure du dérèglement climatique, de la transition écologique et des circuits courts, quel avenir pour l’agriculture industrielle ? Le respect de la terre et du vivant n’est-il pas une simple question de bon sens ? La déprime des marchés et des banques doit-elle entraîner celle de nos agriculteur.rice.s ? Comment le.a citoyen.ne peut orienter le débat agricole à l’heure de la mondialisation ? Parmi les intervenants, Guy Forest, agriculteur en polyculture élevage, Jean-François Lyphout, horticulteur, maraîcher et producteur de macérations végétales etc.  L’association Raméal Péri’Vert sera aussi présente.

Citoyen.ne.s, agriculteur.rice.s, élu.e.s, consommateur.rice.s,… vous êtes invités à débattre d’un sujet qui nous concerne tou.te.s : l’agriculture.

La mondialisation s’invite en Dordogne.

L’association Auvézère Avenir ainsi que des citoyen.ne.s alertent la société civile, les associations et les élu.e.s de l’autorisation donné par la mairie de St Mesmin et les services de l’État de construire une ferme-usine de 640 veaux, au-dessus des gorges de l’Auvézère.

L’autorisation donné pour de jeunes porteurs de projet est un total non sans à l’heure où la transition écologique se fait pressante dans tous les secteurs.

L’installation d’un élevage industriel à St Mesmin, en Dordogne, est aussi en contradiction avec la politique territoriale qui vise une haute qualité rurale en préservant sa biodiversité, ses cours d’eau (la Dordogne est classée réserve mondiale de biosphère par l’UNESCO) et ses paysages (forêts, prairies…).

Nous sollicitons le soutien des citoyen.ne.s, des élu.e.s, syndicats agricoles, chambre d’agriculture et centres de formation agricoles pour accompagner les agricult.rice.eur.s vers une agriculture durable.

Il y a de moins en moins d’agricult.rice.eur.s (300 000 aujourd’hui- 2.5 millions après la guerre.) Ce sont pourtant eux/elles les garant.e.s de notre autonomie alimentaire de qualité et d’une partie de notre santé.

Le développement de l’élevage intensif de veaux, en Dordogne est essentiellement lié à la société Sobeval (3400 veaux par semaine), filiale de la multinationale hollandaise Van Drie. Il y a 140 fermes usines en Dordogne, dont une au Change avec 1600 veaux prévus à 100m de l’Auvézère.

Les français.e.s mangent moins de viande, mais la Dordogne a construit un grand abattoir pour aussi exporter la viande en Chine, Japon,Canada… Cette démarche est une aberration tournée vers la nécessité d’utiliser des transports polluants et fragilise les agricultrice.eur.s des pays importateurs. Ne voit-on pas les agricultrice.eur.s manifester leur mécontentement lors d’importations de poulets ou de tomates espagnoles moins chers que ce qu’ils les vendent ! Nous ne pouvons donc pas tolérer de faire pareil !

Les agricultrice.eur.s ont a gagné a être indépendant de société telle que celle-ci et à rejeter une agriculture productiviste.

En effet en privilégiant la vente directe, les circuits courts, les AMAP, les marchés, en se regroupant en petite coopérative, l’agricultrice.eur.s est mieux rémunéré.e car moins d’intermédiaire.

Allons-nous accepter de laisser notre alimentation entre les mains des multinationales (Bayer/Monsanto…),des banquiers et des actionnaires qui se moquent de notre environnement, de notre santé et qui façonnent une agriculture mortifère ? Ou voulons-nous tisser des liens avec celles/ceux qui nous nourrissent ? Le.a consammatrice.eur par se choix peut se rendre complice d’un système qui voue l’agriculture à sa perte.

Les agricultrice.eur.s doivent être mieux rémunéré.e.s. Ils/elles sont les « esclaves » modernes de multinationales les conduisant à traiter les animaux comme de simple marchandises, aux antipodes de leur condition de vie naturelle. Ces animaux issus de l’élevage intensif, ne sortent jamais sauf au moment où ils sont transportés vers l’abattoir.

Les collectivités, le département, l’État et pourquoi pas nos impôts pourraient aider à une rémunération juste de celles/ceux qui pourvoit à un de nos besoin vital : manger ! Ainsi qu’à tout mettre en œuvre pour préserver nos paysages, un sol vivant, une eau de qualité, un air respirable, la biodiversité…

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