Samedi 19 avril 2014

Le mot du Président

Le concours photos et le festival « le Mararth’eau » n’auraient pu exister sans la participation de la municipalité d’Excideuil, pour son accueil, sa subvention et ses moyens logistiques, mais aussi les municipalités de St Martial, Anlhiac, Génis et St Jory pour l’accueil des expositions.

Je joins aux remerciements

  • la Communauté de Communes Causses et Rivières en Périgord,
  • l’Office de Tourisme qui n’a pas hésité à se mettre à notre disposition,
  • l’Agence de l’Eau Adour Garonne et le CPIE Varaignes pour le prêt des expositions et leur disponibilité
  • le Conseil Général et Annie Sedan, Conseillère Générale du canton d’Excideuil, pour son investissement et son soutien depuis le début.

Merci

  • au bénévoles de Raméal, mais aussi de l’AVCR, d’Excit’Œil, de Bibliocontes (même si ce sont souvent les mêmes), parce que sur des actions majeures ou longues, sans unité, sans solidarité, sans mutualisation des moyens, on ne peut pas y arriver.
  • pour l’accueil sous la halle d’Excideuil à Mr Portail, et à l’association du Marché au Gras et aux Truffes, qui nous ont permis d’organiser les votes pour le concours photos.
  • au restaurant « Le Drakkar » et à Frédérique, notre vice présidente.
  • À Jacques Pyrat – pyrat.net – pour sa solidarité et le prêt de son matériel informatique.

Mais surtout bravo à Virginie pour tout le travail et la richesse de ce programme.

Même si les animations n’ont pas eu le succès attendu, même si les intervenants, venus parfois de loin (Mélanie Ozene – EPIDOR- de Libourne, Marc Pichaud du PNR, Mr Magne du CPIE Varaignes, …), n’ont pas eu la foule des grands jours, les gens présents ont pu profiter de la qualité de ces interventions.

Mais surtout, ce qui compte, c’est qu’Excideuil ait été mise à l’honneur. En effet, les participants du concours photos sont venus de loin, pour certain de par delà les frontières métropolitaines (Réunion, Allemagne) ou en tout cas de tout le territoire (Arcachon, Arras, etc…). Des gens qui ont su qu’à Excideuil, il se passait quelquechose. Et c’est là l’essentiel.

Mais il appartient à une association environnementale, à travers ce festival sur l’eau, d’attirer l’attention sur la fragilité de cet élément. L’eau qui coule si facilement de notre robinet, cette ressource qui semble inépuisable, est en danger.

L’eau concentre, que ce soit en surface comme dans notre sous sol, tous les polluants possibles, qu’ils soient issus de notre vie quotidienne, comme de nos productions agricoles ou industrielles. Cette eau que nous polluons, que nous pompons à outrance, sans vraiment faire attention aux conséquences, que nous gaspillons, est une matière quasi interdite pour près d’un milliard d’habitants de la planète. Je ne dis pas qu’il faut arrêter de boire l’eau du robinet, mais au moins respectons les milieux qu’elle a créés, que ce soit causse karstique, rivière ou zone humide.

C’était là le message que nous voulions faire passer au jeunes, en partenariat avec le collège d’Excideuil, grâce à Michel Deléron, spéléologue, à l’association de protection de la source de Glane (Mme Leroy Bedos), au SMCTOM, mais aussi avec les centres aérés de Savignac et d’Excideuil, l’EHPAD et Mr Robinet, orpailleur.

Nous espérions aussi faire profiter les Excideuillais des compétences de G2C Environnement (bureau d’étude responsable des travaux d’assainissement et de la construction de la nouvelle STEP d’Excideuil). Faire prendre conscience des investissements et de la nécessité de la modernisation du réseau ne semble pas acquis vu le peu de monde présent.

Autre point positif du « Marath’eau », c’est la prise de conscience de la richesse de notre patrimoine local.
Un patrimoine connu, avec la visite de la papeterie de Vaux et un accueil chaleureux de Pierre Thibaud., mais aussi un patrimoine menacé avec les moulins de Génis, Saint Mesmin, Saint Pantaly d’Ans ou Sarrazac. Merci aux propriétaires de nous avoir ouvert leurs portes, mais aussi d’avoir partagé leurs joies et leurs difficultés, tant dans l’entretien des bâtiments et installations que dans la transmission de leur patrimoine. Un patrimoine qui risque de disparaître totalement si nous ne sommes pas attentifs. Je vous rappelle qu’il ne reste plus que 4 moulins à farine dans le département.